Trou d'air pour le marché de l'immobilier ? - FNAIM

La France connaît des tensions économiques :

  • Retour de l’inflation
  • Difficultés d’accéder aux crédits
  • Sur les métiers de l’immobilier

 

En effet, nous vivons dans un contexte particulier auquel il faut apporter une nouvelle vision et prendre des mesures urgemment. En 2022, le nombre de transactions étaient importantes, mais avec une érosion lente, il y avait un certain recul (compris entre -5 et 0%). Nous avons connu des périodes de creux, mais cela était moins important que la crise que nous avons connu en 2009. 2023 semble suivre la même lignée, nous espérons réaliser + d’1 Millions de vente.

Quant aux prix, nous observons une moyenne de 6.7% sur le territoire français avec une moyenne de 3 119€/m2, et de plus de 6.3% à Montpellier. Nous connaissons une inflation qui est à son maximum depuis 37 ans avec +5.9% en décembre.

Le marché du crédit est en baisse depuis 2022, plus ou moins égal à l’année de 2018 (avec des hausses importantes en octobre et décembre). Il est impacté par le pouvoir d’achat en baisse.

 

Sur les territoires « abandonnés », nous remarquons une augmentation du parc vacant (+8% en 2022), malheureusement, ils se situent où il n’y a presque pas de demande. C’est aussi sur ces mêmes secteurs que nous retrouvons la majorité des biens classés F ou G. 

 

L’immobilier locatif (qui est le pilier de la mobilité) est de moins en moins incitatif et de plus en plus encadré. 2023, sera l’année des tensions fortes. Le profil des accédants à beaucoup évolué ainsi que le pouvoir d’achat (-6.1% en 2022 soit une baisse de 11.1% en 3 ans) ces derniers temps, personne ou couple de CSP +, gagnant en moyenne 49 087€ ayant un apport de 60 000€ pour un prêt de 240 000€ sur 24 ans. Ainsi, il y a de plus en plus de locataires ce qui créait des embouteillages sur le marché et une réduction de la rotation. Conclusion : il y a moins de renouvellement du marché locatif, car la loi Pinel est moins avantageuse, ainsi que l’encadrement des loyers et beaucoup de tensions vont apparaître dans les années à venir à cause des biens énergivores.

Dans la région Languedoc-Roussillon, on observe une augmentation des tensions (+89%).

 

Les syndics, connaissent d’autres problèmes avec leurs copropriétaires qui vont entraîner des répercussions sur 2023, dont :

  • L’inflation des charges, ce qui incite certain à ne plus les payer
  • Plus de temporalité

De plus, la rénovation énergétique encadrée par la loi Climat peine à progresser. 3 syndics sur 10 ont fait voter des travaux qui pourront démarrer que dans 2 ans, car le marché des prestataires du bâtiment est encombré, sachant que 16% des entreprises sont RGE. Il est donc impossible de tenir le calendrier politique (il n’est pas en accord avec la réalité de nos métiers).

 

  1. signe de la refondation de la politique du logement ? Les équipes de Loïc Cantin, ont commencé à travailler sur différents ateliers :
  1. Redonner confiance au bailleur en créant un statut de bailleur privé :
      • Réintroduire la déduction d’intérêt d’emprunt pour les résidences principales
      • Introduire la portabilité des prêts, nous le faisons dans notre métier alors pourquoi pas les banques ? Pour créer de la rotation !
      • Créer une bonification « valeur faible de logement » dans Ma Prim’Renov sur les territoires ayant une valeur faible (les abandonnés comme cité plus haut)

 

  1. L’acte de Construire :
    • Imposer une obligation de rééquilibrage des droits de construire consommés afin d’éviter de générer de la tension à une tension déjà existante comme dans le secteur foncier.
    • Réaménager le calendrier climat en suspendant l’exécution d’un plan pluriannuel de travaux en copropriété, faire que le DPE collectif soit opposable, obliger de rénover tous les logements G à la mutation et créer un prêt collectif de copropriété par l’État. Le but étant de rénover aujourd’hui pour défiscaliser demain ! (Ex : donner espoir aux Français pour leur retraite volontaire par la défiscalisation et les exonérer d’impôt sur le revenu)

 

  1. Créer un observatoire des politiques locales de l’habitat :
    • 1/an/intercommunalité
    • Nouvelle gouvernance ?
    • Être engagé et soutenir tous les parcs de logement

 

Bonus : aujourd’hui, une réunion est prévue entre les courtiers et l’État afin de négocier que le taux d’usure soit revu mensuellement et peut être permettre de débloquer la situation.




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